RDC: A son tour, l’ARPTC dement l’augmentation des tarifs des services des télécoms

L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo ( ARPTC) est sorti de son silence après la diffusion, jeudi 02 juin, d’un communiqué de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) sur l’instauration de nouvelles taxes dans le secteur des télécommunications.

A travers une mise au point, l’ARPTC a rejeté d’un revers de main les allégations qu’elle qualifie de « fausses et mensongères » proférées dans ledit communiqué de la FEC.

D’après ce service sous tutelle de la présidence, « ni le gouvernement ni l’ARPTC ne prévoit de nouvelles taxes à charge des concitoyens. Au contraire, la législation applicable protège nos concitoyens contre les éventuelles augmentations tarifaires arbitraires et abusives des opérateurs ».

« C’est avec regret et stupéfaction que l’ARPTC a pris connaissance d’un communiqué de presse mensonger publié ce jour par la Fédération des Entreprises du Congo », fustige l’ARPTC.

L’ARPTC a saisi l’occasion pour rappeler que l’article 164 de la Loi n° 20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication dispose que les opérateurs qui souhaitent revoir leurs tarifs doivent d’abord solliciter l’accord de l’ARPTC.

« En l’occurrence, l’ARPTC n’a permis aucune augmentation des tarifs », martèle ce service qui déplore en même temps, une campagne de désinformation menée par la FEC dans le but de faire prévaloir l’intérêt de multinationales sur le bien du peuple congolais.

Dans cette perspective, l’ARPTC a mis en garde tout opérateur de télécommunications qui tenterait illégalement d’augmenter ses prix, quels que soient les motifs, ou de propager de fausses informations avec l’intention de nuire aux intérêts de l’Etat, sera sévèrement sanctionné conformément à la législation en vigueur.

« En tant qu’autorité publique au sein d’un Etat de droit, l’ARPTC est tenue au respect des textes légaux et réglementaires », conclut ce démenti.

Selon la FEC c’est pour rémunérer les prestations de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) que le gouvernement a instauré de nouvelles taxes à charge des Opérateurs des télécommunications sur l’ensemble des services appels, sms et internet, les mettant dans l’obligation d’augmenter les tarifs de différents services sur lesquels le gouvernement a décidé d’appliquer ces nouvelles charges.

Le patronat congolais renseignait dans son communiqué que les nouvelles charges au bénéfice de l’ARPTC, généreraient plusieurs « centaines » de millions de dollars américains en rémunération des prestations de cette institution qui sont déjà prises en charge pour certaines d’entre elles dont, la veille sur la qualité des services rendus aux usagers du service public, la protection des données à caractère personnel, le contrôle du trafic entrant et sortant et le contrôle technique des équipements du secteur.

Mont CARMEL

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